Anti-Mythe #2 : Nous n’utilisons que 10% de notre cerveau

par | 4 Juin. 2020 | 0 commentaires

Je vous propose une série d’articles pour faire le point sur les croyances concernant notre cerveau.

Nous n’utilisons que 10% de notre capacité cérébrale ! Est-ce vrai ? Essayons d’y voir plus clair…

Modélisation du cerveau

Dans un premier article sur les neuromythes, nous nous sommes penchés sur le rapport possible entre le volume cérébral avec l’intelligence chez l’humain.

Je vous propose maintenant de savoir si nous n’utilisons vraiment que 10% des capacités de notre cerveau comme le veut cette croyance populaire.

Peut-être avez-vous vu le film « Lucy » de Luc Besson relatant l’histoire de cette femme qui, sous l’effet d’une drogue, accède à 100% de capacités cérébrales jusqu’à devenir une « pensée universelle »?

C’est un mythe bien sûr !

« Bien qu’il s’agisse d’une idée séduisante, le « mythe des 10 % » est tellement faux qu’il en est presque risible. » Déclare le professeur en neurologie Barry Gordon de l’école de médecine Johns Hopkins de Baltimore.

Les origines du mythe

L’idée est liée au psychologue et auteur américain William James, qui dans les années 1890 a soutenu dans son livre « The Energies of Men » que nous n’utilisions qu’une petite partie de nos ressources mentales et physiques possibles. Il a développé la théorie de la « réserve d’énergie mentale ». Cette théorie a été reprise par Lowell Thomas en préface du best seller «  How to win friends and influence people » de Dale Carnegie. Il y ajoute même un pourcentage pour rendre le concept plus crédible : 10% !

Le mythe était vendu, de même que le concept de développement personnel s’y afférent pour vous « ouvrir » sur le 90% de votre potentiel cérébral restant, concept avec lequel Dale Carnegie a gagné beaucoup d’argent.

Ce concept a également été faussement attribuée à Albert Einstein, dont on dit qu’il l’aurait utilisée pour expliquer son intellect conséquent. D’ailleurs, à ce sujet, Albert m’a envoyé un Whatsapp ce matin pour me dire qu’il apprécierait que l’on arrête de lui attribuer toutes sortes de croyances… (si si c’est vrai !)

La durabilité du mythe, selon Gordon, découle des conceptions que les gens ont sur leur propre cerveau : « ils considèrent leurs propres défauts comme la preuve de l’existence d’une matière grise inexploitée. » C’est une fausse hypothèse. Ce qui est correct, en revanche, c’est qu’à certains moments de la vie, par exemple lorsque nous sommes simplement au repos et que nous réfléchissons, nous n’utilisons peut-être que 10 % de notre cerveau. « Il s’avère cependant que nous utilisons pratiquement toutes les parties du cerveau et qu’il est actif presque tout le temps », ajoute Gordon.

Notre cerveau… à 100%

S’il est vrai qu’à un instant donné, toutes les régions du cerveau ne sont pas simultanément activées, les chercheurs en imagerie cérébrale nous expliquent que la plupart sont continuellement actives sur une période de 24 heures. « Les preuves montrent que sur une journée, vous utilisez 100 % du cerveau », explique John Henley, neurologue à la clinique Mayo de Rochester, dans le Minnesota. Même pendant le sommeil, des zones telles que le cortex frontal, qui contrôle des fonctions comme la pensée de haut niveau et la conscience de soi, ou les zones somato-sensorielles, qui vous aident à percevoir notre environnement, sont actives, explique Henley.

Tout ce que vous faites, sans le savoir.

Bien que la réflexion, l’analyse et la prise de décisions soient les fonctions dont nous pouvons avoir facilement « conscience », il faut se rappeler que notre cerveau gère activement tout ce que nous savons faire sans avoir à y réfléchir : nous marchons ; nous régulons notre température, notre système immunitaire et hormonal ; nous reconnaissons instantanément un son ou un visage ; nous ressentons la douleur et le plaisir ; nous structurons notre mémoire et vivons des émotions comme la peur… ainsi que des millions d’autres fonctions, tout cela sans avoir à y penser !

En résumé, il est vrai que nos réflexions ne mobilisent qu’une faible partie de nos capacités cérébrales, mais par souci d’efficacité, une immense part des fonctions nécessaires à la vie de notre organisme est gérée d’une manière complètement automatique et extrêmement rapide par notre cerveau, sans que nous en ayons conscience.

Il nous décharge ainsi de tâches récurrentes, complexes et extrêmement ennuyeuses.

Au final, les zones de ce cerveau « automatique », (ce que l’on peut appeler également le cerveau inconscient), et celles dédiées aux fonctions cognitives, (le cerveau conscient), s’interconnectent d’une manière complexe et dynamique selon les besoins du moment.

La nature est pragmatique

Il est important de garder également à l’esprit que la systémique de la nature n’a pas d’utilité à maintenir un organisme en vie s’il ne lui est pas nécessaire, surtout si l’on considère la quantité considérable d’énergie que consomme notre cerveau. Pour rappel, ce dernier consomme 20% de notre énergie pour seulement 5% du poids corporel en moyenne. Quels avantages aurait-elle à en nourrir 90% pour rien ?

Bon, malgré tout cela, je ne sais toujours pas où j’ai mis mes clefs de voiture !

Merci d’avoir pris le temps de me lire !

Je propose des coachings en thérapies brèves et hypnose dans mon cabinet à Lausanne et à distance par visio-conférence sécurisée.

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Jef

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